La RSE dans les PME : mettre en place une stratégie...

Retour
02 Juin 2021

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE), une démarche réservée aux grandes entreprises ? Certainement pas ! Au contraire, les TPE – PME peuvent tout à fait mettre en œuvre des initiatives RSE et le font même très souvent sans le savoir et sans le faire savoir !

Un engagement dans l’air du temps

Aujourd’hui, les jeunes générations, les entreprises ou collectivités souhaitent collaborer avec des entreprises responsables et éthiques. La RSE est devenu un enjeu majeur, au cœur des stratégies de nombreuses entreprises, leur permettant d’améliorer leur compétitivité, de se différencier ou de renforcer leurs relations de confiance avec les parties prenantes.

Selon le Baromètre 2020 de la perception de la RSE dans les entreprises, réalisé par l’institut Kantar, 46 % des salariés accordent de l’importance aux engagements de leur entreprise en faveur de l’environnement et 33 % à ses engagements sociaux. Toujours selon ce baromètre, 68 % des salariés se voient encore travailler dans leur entreprise dans trois ans, chiffre qui monte à 79 % dans les entreprises qui possèdent une fonction ou un service RSE. Les engagements environnementaux et sociaux de l’entreprise constituent donc un facteur de fidélisation des salariés à cultiver.

Dès lors, comment construire une démarche RSE, la déployer, la coordonner et la rendre visible ? 

Pour commencer…

Il faut d’abord commencer par recenser les actions déjà mises en place et pourquoi pas faire réaliser cet état des lieux par les salariés afin de les impliquer dans la démarche. Ensuite, mettez en place de nouvelles actions ponctuelles, facile à mettre en œuvre rapidement. Choisir des indicateurs vérifiables est essentiel pour mesurer l’impact de ces mesures et pouvoir concrétiser et communiquer sur ces efforts.

Les questions relatives au bien-être des salariés occupent déjà une place majeure au sein des PME (promouvoir l’égalité hommes – femmes, la diversité dans vos équipes, traiter la qualité de l’air, optimisez les espaces de travail, …). Sur le volet environnemental, une initiative RSE crédible consisterait par exemple à évaluer le bilan carbone de son activité par un expert tiers indépendant. On peut citer d’autres actions : encourager le covoiturage ou l’utilisation des transports en commun, établir un plan de réduction et de tri des déchets, évaluer sa consommation d’énergie, rénover les bâtiments… Enfin, sur le volet sociétal, on pourrait envisager par exemple de privilégier les circuits cours, favoriser l’emploi des jeunes et des seniors, lutter contre l’obsolescence programmée, …

Pour aller plus loin… 

Indices de classement, notations extra financières, trophées, … pour certains autodéclarés, on constate aujourd’hui une prolifération d’initiatives en matière de RSE. Mais toutes ces initiatives ne proposent pas le même niveau d’engagement, de garantie, voire de recours si nécessaire, et ce « maquis » tend à nourrir scepticisme et incompréhension.

Un diagnostic par la CCI

Les Chambres de commerce et d’industrie proposent des diagnostics dans quatre domaines : l’environnement, l’énergie, l’écoconception des produits et la RSE. Réalisés par des conseillers dédiés présents dans les CCI, certains de ces diagnostics peuvent être subventionnés par l’ADEME. Le diagnostic RSE permet à l’entreprise, à partir de sa situation vis-à-vis des différentes entités en interaction avec son activité, d’identifier les leviers et les pistes les plus pertinentes pour s’inscrire dans une croissance pérenne. C’est un moment d’échange entre le dirigeant et le conseiller de la CCI au cours duquel seront analysés notamment les pratiques de management, la mobilisation des salariés et les conditions de travail, la relation avec les clients et les fournisseurs et l’impact sur l’environnement.

La norme ISO 26000, la référence

Publiée en 2010, la norme ISO 26000 donne les lignes directrices relatives à la RSE et permet d’aider les entreprises et les organisations à traduire les principes en actes concrets. Elle vise les organisations de tous types, quelle que soit leur activité, leur taille ou leur localisation.

Une multitude de labels

Une étude récente révèle que seules 2 % des entreprises françaises sont labellisées ou publient des informations RSE. Pourtant, les labels RSE se sont multipliés ces dernières années, au risque de perdre en visibilité. En effet, on recense une cinquantaine de labels généralistes, thématiques ou sectoriels. Là encore, un label RSE peut aller de la simple auto-déclaration à une évaluation d’une tierce partie selon un référentiel explicite, qui lui est propre. Ils s’appuient la plupart du temps sur les lignes directrices de l’ISO 26000 mais en la simplifiant. Il est essentiel de choisir un label RSE robuste qui s’appuie sur un cahier des charges pertinent dans lequel sont précisément détaillés les critères pris en compte. La méthode de scoring doit être incontestable et l’évaluateur doit être un expert issu d’un organisme tiers indépendant qui se rend sur site pour mesurer les actions et leurs résultats.

Nous citerons ici le Label Engagé RSE de l’AFNOR qui permet d’évaluer la maturité des démarches RSE des organisations sur la base de l’ISO 26000. Il s’adresse à tous types d’organisations quel que soit sa maturité RSE, sa taille ou son secteur d’activité. Aligné sur l’ISO 26000, le label Lucie s’engage à aider toute entreprise souhaitant se lancer dans une démarche RSE et a pour ambition de devenir un laboratoire d’initiatives engagées.

Fondée aux États-Unis en 2006, B Corporation regroupe à ce jour plus de 2 500 entreprises du monde entier souhaitant affirmer leur engagement sociétal comme étant au cœur de leur activité. En intégrant la communauté B Corp, ces entreprises protègent leur mission tout en nouant des partenariats avec d’autres leaders engagés et acteurs du développement durable.

Les entreprises peuvent aussi faire le choix de rejoindre le Global Compact et s’engagent alors à suivre 10 principes relatifs aux Droits Humains, aux normes internationales du travail, à l’environnement et à la lutte anticorruption. Il s’agit là de la charte la plus reconnue et la plus répandue à l’international.

L’ADEME vous accompagne dans vos projets de transition écologique et énergétique

L’ADEME a été désignée comme l’un des principaux opérateurs du « Plan de Relance » décidé par les pouvoirs publics français. Avec plus de 2 milliards d’euros mobilisés, l’ADEME ouvre d’importantes opportunités de financement aux entreprises pour leurs projets de transition écologique et énergétique. Nous vous invitons à consulter le site https://agirpourlatransition.ademe.fr/ et à consulter le replay du webinaire ADEME organisé par la Fédération (sur notre site internet).

Une commission RSE et développement durable à la Fédération

Puisque la RSE est un enjeu stratégique, différenciant et créateur de valeurs participant au développement et à la pérennité de l’entreprise, la Fédération EBEN souhaite accompagner ses adhérents dans cette démarche et va constituer une « commission RSE et développement durable ». Si vous souhaitez vous engager dans ce groupe de travail, partager votre expérience et votre expertise, n’hésitez pas à nous contacter !

Pour toute question, n’hésitez pas à nous contacter en cliquant ci-dessous :

Nous contacter