Retour sur le Symposium #19

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03 Déc. 2019
Cette année, rendez-vous était donné à la Maison de l’Amérique latine, site d’exception dédié à la culture et à l’expression artistique, pour le Symposium de l’Impression Numérique 2019. L’approche client comme thématique centrale de la journée a su intéresser et faire réagir. Nouveaux axes de communication, leviers de croissance par la digitalisation de la relation […]

Cette année, rendez-vous était donné à la Maison de l’Amérique latine, site d’exception dédié à la culture et à l’expression artistique, pour le Symposium de l’Impression Numérique 2019.

L’approche client comme thématique centrale de la journée a su intéresser et faire réagir. Nouveaux axes de communication, leviers de croissance par la digitalisation de la relation client, réflexions sur l’arrivée des marketplace ou attraction de talents sont autant de sujets propres au quotidien de l’entreprise qui ont permis de prendre de la hauteur et de s’interroger sur ses propres pratiques.

Si une tendance générale se dégage de l’ensemble des interventions, c’est bien la nécessité de privilégier la qualité à la quantité. Qualité dans la diversification de ses activités, dans le soin porté à l’image de marque de la société, qu’il s’agisse de fidéliser ou de recruter, dans la préparation et la gestion de ses relations contractuelles.

En ligne, sur internet ou sur les réseaux sociaux, “c’est la guerre de l’attention” nous prévient Philippe Bertin, directeur général d’Indexel, et, plutôt que d’inonder ses canaux de communication d’une masse d’information ou de promotions, il nous invite à maîtriser notre surface de contacts, souscripteurs à court ou moyen terme, en prenant une posture de spécialiste, en diffusant du contenu de qualité adapté à la cible (livres blancs, fiches pratiques etc…).

Nous sommes tous conscients que la gestion de la relation client ne se limite plus aux espaces de rencontre physique mais ce nouvel univers de la prospection digitale obéit à des règles qu’il faut maîtriser au risque de s’y perdre, voire tout perdre parce que cela a un coût et ce coût aussi doit être maîtrisé.

Il faut changer, évoluer, parfois dans la douleur, mais l’adaptation n’est plus affaire d’opportunité mais bien de survie. Il en va de même pour le développement de ses forces vives, de sa communauté de salariés. On perçoit le changement de mentalité de nos jeunes mais savons-nous nous adapter ? Difficile lorsqu’on dirige une entreprise de s’entendre dire qu’il faut désormais “séduire” les jeunes, et pourtant c’est une réalité.

Dan Guez, CEO d’OpenSourcing, a su attirer l’attention de l’audience sur l’enjeu économique que représente le recrutement de collaborateurs. Le coût associé à la recherche de talents est tel qu’il est préférable de maîtriser en amont sa stratégie et surtout de se doter des outils adaptés. Le chemin à parcourir est encore une fois digital mais suppose également un travail de fond sur l’image de marque, la différenciation.

Entre les différentes interventions, nos participants ont eu le plaisir de visiter l’espace Partenaires, lieu d’échanges et de convivialité pour les pauses café ou le déjeuner, présentations de nouvelles technologies ou solutions graphiques.

Moins transversale et plus axée sur les spécificités du secteur de l’imprimerie numérique, l’après-midi a été riche en enseignements et en échanges. La reprise sur les aspects juridiques, sociaux et commerciaux a interpe  lé les participants. Maxime Marion, responsable juridique de la Fédération EBEN, a fait le point sur la fusion des conventions collectives de la bureautique et de la reprographie et Marianne Long, avocate du cabinet Racine partenaire de la Fédération, a présenté le nouveau Pack juridique et son extension et adaptation aux métiers de l’imprimerie numérique.

Qualité du dialogue social et anticipation des changements à venir et qualité de la relation contractuelle pour un gain en matière de sécurité ou d’image de marque sont les impératifs à retenir.

Comme le commerce traditionnel, l’imprimerie numérique est entraînée dans le tourbillon de la vente en ligne et plus récemment celui des marketplace généralistes. Amazon arrive sur le marché et des plateformes de vente spécialisées dans les services graphiques se créent. Menace ou opportunité ? L’audience est sceptique et Ludovic Martin, directeur Marketing d’Adesa Etiquettes, doit préciser que son intervention n’est pas un plaidoyer pour les marketplace mais bien une mise en perspective de l’évolution du marché.

Guerre des prix, perte de la relation ou du fichier client, les craintes existent mais plutôt que d’appréhender les plateformes comme une menace, il faut peut-être les percevoir comme un moyen de diversifier son offre ou augmenter la production de ses machines même à moindre coût. On retiendra tout de même que le métier ne peut être totalement automatisé et qu’au-delà d’objets standards ou grand public, la personnalisation dans le moindre détail ramènera toujours au besoin d’échange avec le client.

Cette personnalisation du moindre détail est particulièrement mise en perspective dans notre table ronde “l’impression sur supports spéciaux” qui mélange innovations techniques ou commerciales. Innovations commerciales comme le showroom d’AGG Print présenté par Marie Paya, responsable Marketing. AGG Print a fait le pari d’un showroom de 150  m², développé sous une nouvelle marque, La Source, et articulé autour de 4 univers (retail, horeca, corporate et street). 95 % des clients qui visitent le showroom sollicitent un devis. Difficile de quantifier le retour sur investissement mais en terme d’image et de prestige, les résultats sont là.

Le prestige, c’est également la marque de fabrique de Denis Augugliaro, fondateur de Prestimage, dont l’impression sur tous supports est devenu une spécialité. Goût du challenge, volonté de répondre aux demandes les plus folles et implication des équipes ont amené cette PME francilienne à fournir des équipements pour des hôtels de luxe à travers le monde, de Las Vegas à Hong Kong en passant par Londres.

L’impression est aujourd’hui une solution naturelle dans le monde de la décoration, qu’il s’agisse d’univers professionnels ou d’éléments personnalisés pour particuliers. Sarah Balcon, styliste et spécialiste tendances, confirme que l’impression est une solution rapide et souple pour s’adapter aux tendances et aux modes. Les imprimeurs travaillent de plus en plus avec des designers ou des décorateurs et pour se démarquer, il faut là encore s’adapter pour aller chercher de nouveaux marchés.

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