L’indépendance est notre force

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15 Juin 2020

Après une croissance record en 2019 en passant de 2,6 millions d’euros à 6,3 millions d’euros et de huit à vingt-deux collaborateurs, BOA reste optimiste face à 2020, qui avait bien démarré, et la crise sans précédent qui l’accompagne. Patrick Soler, son dirigeant, et Etienne Soler, responsable du développement, ont accepté de répondre à nos questions.

Présentez votre société

BOA existe depuis 2010 et est située à Roncq dans le Nord (59). Nous employons vingt-deux personnes. Nous sommes spécialisés dans le client tout-venant c’est-à-dire les clients qui déménagent ou emménagent dans des nouveaux bureaux. Cette typologie de clients représente une grosse partie de notre activité. Nous intervenons également dans les nouveaux bâtiments tertiaires partout en France notamment dans le secteur bancaire pour lequel nous réalisons beaucoup d’agences. Aujourd’hui, nous travaillons avec trois banques différentes au niveau régional et national. Les administrations constituent un domaine où nous intervenons également avec l’obtention de marchés globaux très intéressants comme les universités. En effet, nous appliquons une politique de développement nationale grâce à nos bureaux d’Avignon, Pau et Roncq. J’ai aussi une autre entreprise, SP Informatique, créée en 1995, qui développe des logiciels spécialisés dans le domaine du bâtiment et du négoce. Grâce à elle, nous pouvons évoluer de manière efficiente grâce à des outils de gestion intelligents.

Comment fonctionnez-vous au quotidien ?

Nous avons fait le choix de tout intégrer sur place. Une fois que l’architecte a fait son travail d’élaboration de plans, nous sommes capables de les reprendre grâce au bureau d’études que nous avons développé. Plus qu’une vue 3D, celui-ci réalise la vue en réalité virtuelle des plans d’architecte qui permet ainsi au client de se projeter et présenter l’implantation à ses collaborateurs par exemple. Avoir misé sur ce service l’année passée nous a aidés à remporter des marchés. Nous avons également le service de livraison à demeure : on peut stocker, réceptionner et livrer avec nos propres équipes en interne. En somme, à partir d’un besoin client, nous sommes capables de tout traiter car nous sommes indépendants.

Quel regard portez-vous sur cette crise ?

Quand la crise s’est annoncée et inquiets pour l’avenir, nous avons choisi d’arrêter sèchement l’entreprise : tous nos collaborateurs sont passés en chômage partiel. Après un essai peu concluant au télétravail car nous n’avions ni le management ni les outils adaptés et une reprise trop anticipée, nous avons choisi de repasser tous nos collaborateurs en chômage partiel. Au final, seuls le bureau d’études et les chargés d’affaire concernés sont restés actifs car nous avions cinq à six appels d’offres auxquels répondre pour début mai. En revanche, ça a été le calme plat au niveau du business. Donc, nous avons mis en place des compromis avec nos clients et certains fournisseurs pour étaler les paiements. Notre réseau de fournisseurs est petit (une dizaine travaillent avec nous) mais grâce à la confiance, il nous a permis de réaliser 80 % de notre chiffre d’affaires sur 2019.

Comment avez-vous réagi face à cette crise ?

Nous avons choisi de nous lancer dans des produits Covid avec le lancement d’une nouvelle gamme. En premier lieu, nous avons travaillé sur des séparateurs et écrans de protection mais nous nous sommes vite heurtés au manque de matières premières. Malgré tout, nous avons réussi à développer un produit très souple avec une entreprise voisine qu’on a bien vendu. Toutefois, nous sentons bien que le bureau n’est pas la problématique première de nos clients actuellement. Ils souhaitent avant tout protéger leurs salariés. Nous avons donc eu l’idée en interne de créer une safe box. Celle-ci est distribué à chaque salarié en début de mois et contient le nécessaire pour sa protection. Le développement de ce produit nous a semblé cohérent avec notre métier initial qui est d’apporter un service aux entreprises et d’améliorer l’ergonomie du poste de travail.

Quels sont vos projets de développement ?

2019 a été une grosse année : notre déménagement pour un bâtiment plus grand nous a permis de créer un grand showroom de 600m² et de grands open-spaces pour nos équipes. De plus, nous venons d’intégrer une évolution Valdelia ; celle-ci nous facilite le calcul de l’écocontribution au moment de la commande et nous fait gagner du temps sur cet aspect. 2020 avait bien démarré grâce à l’organisation de manifestations pour communiquer sur nos produits et inviter les gens à venir les tester. Heureusement, nous avons des clients à l’année qui continuent de nous passer des commandes ; ce qui nous permet d’avoir du permanent. Nous avons aussi conclu un grand marché national sur trois ans qui représentera à peu près 20 à 25 % de notre chiffre d’affaires.

Quel regard portez-vous sur le marché du mobilier de bureau ?

Nous espérons que le marché tiendra face à la crise sachant que les entreprises du secteur ont toujours réussi à investir et à se développer. Nous espérons également que les acteurs du marché du mobilier privilégieront la proximité en utilisant des produits français et européens. Nous sommes optimistes dans la mesure où, même s’il y a réadaptation des lieux de travail via une conception et un agencement différents ou le recours grandissant au télétravail, nous aurons toujours besoin d’espaces bureaux. De plus, notre métier n’est pas ancré dans le secteur tertiaire. Nous pouvons très bien envisager de nous orienter vers le retail ou la restauration. Il y a du potentiel et c’est aussi notre métier d’y répondre en réadaptant et revisitant notre offre en permanence.

Que vous apporte la Fédération EBEN ?

Grâce à la Fédération EBEN, nous sommes restés bien informés pendant cette période si particulière. En effet, la Fédération nous a prodigué de précieux conseils et informations juridiques. Nous souhaitons encore une fois remercier toute l’équipe EBEN pour sa disponibilité et la bonne qualité des informations dispensées grâce auxquelles nous avons pu anticiper sur certaines décisions. En temps « normal », la Fédération nous apporte la proximité, les réponses à nos questions et des informations d’ordre juridique entre autres. Elle nous permet aussi de ne pas nous sentir seuls parfois.

Quelle est votre devise (ou proverbe – phrase préférée) ?

PS : « Ca va aller »

ES : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » – Nelson Mandela

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